Des accusations aussi graves qu’imprécises circulent depuis quelques jours à propos de la ministre d’État à l’Éducation nationale, Raïssa Malu. D’après certains commentaires relayés dans des canaux d’opinion peu soucieux de la vérification des faits, son cabinet serait sous le contrôle occulte de l’ancien ministre Maker Mwangu, présenté comme une figure de l’ancien régime kabiliste. Cette supposée influence bloquerait, selon ces détracteurs, toute capacité d’action réelle de la ministre, notamment sur des dossiers aussi sensibles que les désactivations d’agents fictifs, les engagements irréguliers ou les soupçons de détournements au sein de la DINACOPE. Mais à y regarder de plus près, ces accusations relèvent moins d’un scandale institutionnel que d’une tentative mal déguisée de manipulation de l’opinion. Car en réalité, les responsabilités évoquées, notamment dans la gestion du programme PDL-145T, ne relèvent ni du cabinet de la ministre ni de la DINACOPE, mais bien d’autres organes de l’État clairement identifiés. Une lecture honnête des faits, et non une interprétation politique orientée, suffit à balayer ces insinuations sans fondement.
Des allégations relayées ces derniers jours sur certains canaux d’opinion cherchent à jeter le discrédit sur la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, Raïssa Malu. Selon leurs auteurs, son cabinet serait « sous contrôle » du ministre honoraire Maker Mwangu, présenté comme proche de l’ancien président Joseph Kabila. Une supposée emprise qui, selon eux, bloquerait toute réforme réelle au sein du ministère, notamment sur des sujets sensibles comme les désactivations d’enseignants fictifs, les engagements irréguliers ou la transparence financière au sein de la DINACOPE.
Ces accusations, qui mêlent insinuations politiques et amalgames administratifs, relèvent moins d’un débat démocratique que d’une campagne d’intoxication délibérée, visant à affaiblir une responsable publique dont l’action commence à produire des résultats concrets.
Une confusion sur les rôles institutionnels
Ce procès d’intention repose sur une profonde confusion — ou une volonté manifeste d’induire en erreur — quant à l’organisation de l’appareil étatique et au fonctionnement du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T). Contrairement à ce que suggèrent ces allégations, la mise en œuvre du PDL-145T, notamment en matière de construction d’écoles, n’est pas sous la direction opérationnelle du ministère de l’Éducation nationale, encore moins d’une quelconque direction ou personnalité y siégeant.
En réalité, ce programme structurant est piloté par le ministère du Plan, en charge de sa coordination générale. Ce sont trois agences techniques dûment mandatées par le gouvernement — le BCECO, le PNUD et le CFEF du ministère des Finances — qui assurent sa gestion opérationnelle, incluant la passation de marchés, le suivi des chantiers et le paiement des entreprises engagées.
Le rôle limité du ministère de l’Éducation nationale
Le ministère de l’Éducation nationale, dirigé par Raïssa Malu, n’intervient qu’en tant que bénéficiaire final des infrastructures éducatives livrées. Son rôle est de réceptionner les ouvrages construits — écoles, centres de formation — pour les intégrer au réseau scolaire national. À ce titre, la DINAC, direction technique du ministère en charge des infrastructures, n’est responsable que de l’élaboration des plans-types, du contrôle de la conformité des constructions aux normes éducatives nationales et de quelques missions ponctuelles de supervision technique.
Elle n’exerce aucun pouvoir de gestion financière sur le PDL-145T et n’intervient pas dans la sélection des prestataires ni dans la validation des paiements.
Une mise en cause

