86.38 F
Kinshasa
7 novembre, 2026 - 20:29:31
Image default
Flash InfosLa unePolitiqueSociété

Kinshasa : Judith Suminwa lance le Centre des Infrastructures Tshisekedi, vitrine de l’efficacité de l’État

Un chantier pour incarner l’autorité publique. À Kinshasa, la Première ministre Judith Suminwa a posé la première pierre du Centre des Infrastructures Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, futur siège stratégique du ministère des Travaux publics. Financé sur fonds propres, l’édifice de 14 étages doit regrouper services techniques et experts afin de rationaliser la conduite des grands projets. Plus qu’un bâtiment administratif, l’exécutif y voit un symbole : moderniser l’outil public pour gagner en performance et en souveraineté. Dans un pays où les infrastructures restent un levier clé du développement, le gouvernement assume une approche industrielle et centralisée, misant sur l’ingénierie locale et la rigueur de gestion. À deux ans de la livraison, Kinshasa veut faire de ce centre un marqueur politique autant qu’un outil opérationnel.

Une première pierre. Mais un message politique clair. Jeudi 22 janvier à Kinshasa, Judith Suminwa Tuluka a officiellement lancé la construction du Centre des Infrastructures Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo (CIFATT), un complexe destiné à regrouper l’ensemble des services du ministère des Infrastructures et Travaux publics.

Le site a été choisi au cœur même du ministère. Financement : fonds propres de l’État. Délai annoncé : 24 mois.

L’objectif affiché est simple : mieux coordonner, décider plus vite, exécuter plus efficacement.

Pour l’exécutif, l’enjeu dépasse la pierre et le béton. Il s’agit de doter l’administration d’un outil moderne, capable de piloter les grands chantiers nationaux.

Un État qui veut s’organiser pour construire

Le ministre des Infrastructures, John Banza, parle d’un projet mûri de longue date, fruit de « milliers d’heures de travail » au sein de l’administration.

Selon lui, la RDC dispose déjà des compétences techniques. Ce qui manquait, c’était un cadre. Il insiste sur la nécessité d’offrir aux ingénieurs « les conditions pour exprimer le meilleur de leur expertise ».

Le bâtiment, baptisé au nom du chef de l’État, s’inscrit dans la vision présidentielle de faire des infrastructures un moteur de transformation économique.

Même tonalité du côté de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT). Son directeur général évoque un acte « hautement symbolique », destiné à inscrire ce mandat dans la mémoire institutionnelle. Sous l’autorité de la Première ministre, assure-t-il, la gouvernance serait marquée par plus de « rigueur » et par la conviction que l’infrastructure constitue « un pilier de la souveraineté nationale ». Le mot revient souvent : souveraineté.

Car derrière l’édifice se joue une bataille plus large : réduire la dépendance technique et améliorer la capacité de l’État à concevoir et suivre ses propres projets.

Un complexe de grande capacité

Le futur centre s’étendra sur près de 20 000 m². Deux parkings souterrains. Quatorze étages. Des centaines de bureaux. Des salles de réunion, deux espaces polyvalents de 400 places, un centre de données, une infirmerie, un restaurant. Coût estimé : 25 millions de dollars.

Des ressources issues, selon les autorités, d’une gestion jugée « rigoureuse » des mécanismes contractuels, notamment les concessions routières.

À terme, le CIFATT remplacera l’actuel bâtiment du ministère, devenu exigu.

Pour Judith Suminwa, qui a donné le coup d’envoi des travaux devant ministres, parlementaires et diplomates, la modernisation des infrastructures administratives est une condition de l’efficacité publique.

Moins disperser les services. Réduire les lenteurs. Professionnaliser la décision. Un pari technocratique assumé.

À Kinshasa, le gouvernement veut démontrer qu’avant de bâtir des routes et des ponts, il faut d’abord bâtir un État qui fonctionne.

Infos27

ça peut vous intéresser

Laisser un Commentaire

Infos27.CD utilise des cookies pour améliorer votre expérience utilisateur. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En Savoir Plus