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Kinshasa
16 avril, 2026 - 19:06:50
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Projet Inga : la RDC et la Banque mondiale accélèrent les discussions sur l’énergie et les réformes de la SNEL

À Washington, en marge des réunions de printemps de la Banque mondiale, la République démocratique du Congo a engagé des discussions techniques soutenues autour du projet Inga et des réformes du secteur énergétique. Conduite par le ministre des Finances, la délégation congolaise a multiplié les échanges avec les équipes de l’institution pour lever les contraintes opérationnelles et accélérer la mise en œuvre des projets structurants. Entre restructuration de la SNEL, cadre législatif et priorités d’investissement, Kinshasa cherche à consolider un partenariat clé pour soutenir sa stratégie de développement et améliorer l’accès à l’électricité.

À Washington, le 14 avril 2026, la République démocratique du Congo a engagé une série de réunions de travail avec les équipes de la Banque mondiale, dans le cadre des réunions de printemps de l’institution. Conduite par le ministre des Finances, la délégation congolaise comprenait également la ministre du Portefeuille, ainsi que les responsables de la Société nationale d’électricité (SNEL), dont son directeur général, Teddy Lwamba Muba.

Ces échanges s’inscrivent dans une dynamique de renforcement du dialogue avec les partenaires techniques et financiers, avec un objectif clairement affiché : identifier et résoudre les contraintes opérationnelles susceptibles de freiner l’exécution des projets à court terme.

Au cœur des discussions, plusieurs secteurs jugés prioritaires ont été abordés, notamment l’électricité, l’eau et l’assainissement, dans un contexte où les besoins en infrastructures restent considérables.

Le programme Inga au centre des priorités

Parmi les dossiers examinés, le programme Inga a occupé une place centrale. Considéré comme l’un des projets structurants majeurs du pays, il cristallise les attentes en matière de production énergétique et de transformation économique.

Les discussions ont également porté sur le cadre juridique du projet, notamment le projet de loi y afférent, déjà adopté et transmis au Parlement pour examen. Cette avancée législative est présentée comme une étape clé pour sécuriser les investissements et clarifier les modalités de mise en œuvre.

À travers ces échanges, les autorités congolaises entendent accélérer la concrétisation d’un projet appelé à jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de l’accès à l’électricité, tant au niveau national que régional.

Réformes de la SNEL : une restructuration en débat

Autre point majeur des discussions : la réforme de la SNEL, entreprise publique au cœur du dispositif énergétique du pays. Intervenant lors des séances de travail, le directeur général de la société, Teddy Lwamba Muba, a apporté des précisions sur les orientations retenues.

« Cinq options avaient été envisagées », a-t-il indiqué, en se référant au rapport du cabinet Petratec. Parmi celles-ci, l’option privilégiée repose sur « une entreprise unifiée couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, avec une segmentation sur le plan de la comptabilité ».

Selon lui, les récentes évolutions législatives ont intégré cette approche, en consacrant « la segmentation des activités comme base de structuration des données ». Une orientation qui vise à améliorer la transparence, la gestion et la performance globale de l’entreprise.

Un partenariat stratégique à consolider

Au-delà des aspects techniques, ces rencontres traduisent une volonté politique de consolider le partenariat entre la RDC et la Banque mondiale. Dans un environnement marqué par des exigences accrues en matière de gouvernance et de résultats, les autorités congolaises cherchent à démontrer leur capacité à mener des réformes structurelles.

L’implication des équipes techniques de la Banque mondiale dans ces échanges témoigne de l’importance accordée à l’accompagnement des projets congolais, notamment dans les secteurs clés du développement.

À l’issue de ces séances de travail, l’enjeu pour Kinshasa reste clair : transformer les engagements en réalisations concrètes. L’identification des contraintes opérationnelles et leur traitement rapide apparaissent comme des conditions essentielles pour accélérer l’exécution des projets.

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