La République démocratique du Congo prépare activement son offensive économique au Royaume-Uni. À Kinshasa, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, et la Baronne Sandip Verma ont examiné lundi les priorités du Forum économique RDC-Royaume-Uni, prévu du 2 au 4 novembre à Londres. Investissements, exportations, accès au marché britannique, facilitation des échanges et connexion aérienne figurent parmi les enjeux de cette rencontre destinée à rapprocher entreprises congolaises et britanniques.
Le compte à rebours est lancé pour le Forum économique RDC-Royaume-Uni, programmé du 2 au 4 novembre 2026 à Londres. En prélude à cette rencontre, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a tenu lundi 7 septembre à Kinshasa une réunion technique avec la Baronne Sandip Verma, responsable d’un consortium britannique spécialisé dans le partenariat commercial.
Les échanges ont porté sur les moyens de renforcer le dialogue entre les autorités publiques et les entreprises des deux pays. L’objectif affiché est également de mieux faire connaître aux investisseurs britanniques les opportunités offertes par la RDC et de favoriser l’accès des produits congolais au marché britannique.
Des opportunités dans plusieurs secteurs
Le commerce, l’agriculture, les mines, l’énergie et l’environnement figurent parmi les secteurs ciblés. La partie congolaise entend notamment capitaliser sur les conditions d’accès au marché britannique, alors que 99,8 % des produits congolais y sont exemptés de droits de douane.
Pour Julien Paluku, cette ouverture constitue un levier pour accroître la compétitivité et les exportations du « made in DRC ». Le Forum de Londres devrait ainsi servir de plateforme pour présenter des projets congolais aux opérateurs économiques britanniques et encourager de nouveaux partenariats.
Le ministre a également rassuré son interlocutrice sur les efforts engagés par le gouvernement pour améliorer le climat des affaires. Il a notamment évoqué le Code des investissements et le régime des Zones économiques spéciales, qui prévoient différentes facilités pour les investisseurs, ainsi que les mécanismes de protection garantis par l’État congolais.
Paluku plaide pour faciliter les échanges
Au-delà des investissements, Julien Paluku a soulevé la question de la connectivité entre les deux capitales. Il a plaidé pour l’ouverture d’une liaison aérienne Londres-Kinshasa par British Airways, avec une attention particulière portée au transport de marchandises.
Le ministre a également souhaité l’installation à Kinshasa d’un bureau chargé de la livraison des visas. Une telle structure, selon lui, contribuerait à faciliter les déplacements des opérateurs économiques congolais vers le Royaume-Uni et, plus largement, à fluidifier les relations commerciales entre les deux pays.
En réponse, la Baronne Sandip Verma a exprimé sa volonté de soutenir la démarche congolaise auprès des autorités et des investisseurs britanniques. Elle s’est engagée à jouer le rôle d’ambassadrice de la RDC auprès de ces différents interlocuteurs afin de promouvoir les opportunités d’affaires offertes par le pays.
Des projets structurants à Londres
À Londres, Julien Paluku sera porteur de plusieurs projets structurants destinés à intéresser les investisseurs britanniques. Il sera accompagné des directeurs généraux de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) et de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX).
Cette délégation entend ainsi donner une dimension opérationnelle au Forum, en mettant directement en relation les porteurs de projets congolais, les institutions d’appui à l’investissement et les entreprises britanniques. L’enjeu sera de transformer les discussions économiques en partenariats et en opportunités concrètes pour la RDC.
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