La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo est maintenant au complet. Mardi 11 février, deux nouveaux juges et le Procureur Général ont prêté serment devant le Président de la République, Félix Tshisekedi, en présence des parlementaires et de plusieurs personnalités politiques et judiciaires. Madame Marthe Odio Nonde et Monsieur Aristide Kahindo Nguru ont rejoint la Cour, tandis que Monsieur John Prosper Moke Mayele a pris ses fonctions de Procureur Général. Cette cérémonie marque la fin du processus de nomination et permet à la Cour constitutionnelle de remplir pleinement son rôle de protection de la Constitution et de garantie de l’État de droit en RDC.
La Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo affiche désormais une composition complète. Mardi 11 février, devant le Président de la République et Magistrat suprême, Félix Tshisekedi, les deux nouveaux juges et le Procureur Général près cette juridiction ont solennellement prêté serment en présence des députés nationaux, des sénateurs et de plusieurs personnalités politiques et judiciaires du pays.
Une nomination pour combler les vides laissés
La première à prêter serment devant le Chef de l’État est Madame Marthe Odio Nonde. Elle a été nommée juge au titre du quota présidentiel pour remplacer Jean-Pierre Mavungu, dont le mandat de neuf ans à la Cour constitutionnelle est arrivé à son terme.
Ancienne Première Présidente du Conseil d’État, Marthe Odio Nonde est titulaire d’une licence en Droit privé et judiciaire de l’Université de Kinshasa. Magistrate depuis janvier 1989, elle possède une expertise avérée dans le domaine judiciaire. Son parcours illustre un engagement constant au service de la justice congolaise : Substitut du Procureur de la République au Parquet de Grande Instance de N’djili, puis juge au Tribunal de Grande Instance de Matete, Juge au Tribunal de Grande Instance de la Gombe (1997-1999), Conseillère à la Cour d’appel de Kinshasa/Matete (1999-2005), Conseillère à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe (2009), Conseillère à la Cour suprême de Justice par ordonnance du 13 octobre 2011, Conseillère au Conseil d’État en 2018 avant d’en devenir Première Présidente en 2020.


