Alors que le territoire de Fizi, dans l’est de la RDC, panse les plaies causées par les inondations meurtrières des 8 et 9 mai derniers, qui ont fait près de 120 morts et des centaines de sinistrés, le gouvernement congolais annonce le déploiement d’une réponse d’urgence. À la suite d’une audience accordée à l’évêque d’Uvira et au député Justin Bitakwira, la Première ministre Judith Suminwa a instruit plusieurs ministères pour organiser une riposte coordonnée face à cette catastrophe naturelle aux lourdes conséquences humanitaires et environnementales.
Le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, est une nouvelle fois endeuillé. Dans la nuit du 8 au 9 mai, des pluies diluviennes ont provoqué des inondations meurtrières, emportant maisons, plantations et vies humaines. Le bilan provisoire communiqué par les autorités locales fait état d’au moins 120 morts, de nombreux blessés, ainsi que d’importants dégâts matériels dans cette région enclavée de l’est de la République démocratique du Congo.
Face à cette tragédie, la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, a reçu mardi 14 mai à Kinshasa l’évêque d’Uvira, Mgr Sébastien Muyengo, accompagné du député national Justin Bitakwira, élu de la circonscription d’Uvira. Les deux personnalités sont venues plaider la cause des sinistrés auprès de la Cheffe du Gouvernement.
Au cours de l’entretien, Mgr Muyengo et le député Bitakwira ont décrit une situation dramatique sur le terrain. « Nous étions venus parler de la catastrophe qui s’est produite dans le territoire de Fizi et des conditions climatiques qui ont emporté des vies. On estime à 120 le nombre de morts. Il y a des disparus, des maisons ont été emportées », a déclaré le parlementaire à l’issue de la rencontre. Il a également insisté sur l’urgence d’une prise en charge humanitaire pour les plus de 800 sinistrés recensés, ainsi que sur l’organisation de l’enterrement des victimes.
L’évêque d’Uvira, qui s’est rendu sur place dès les premières heures après le drame, a évoqué un paysage de désolation : « Des collines ont été déboisées, facilitant les glissements de terrain ; les familles dorment à la belle étoile. Il faut agir vite. »
Une réponse gouvernementale en cours de déploiement
Réceptive à ces doléances, la Première ministre a assuré suivre « de près l’évolution de la situation ». Selon une source à la Primature, Judith Suminwa a déjà instruit les ministres compétents, notamment ceux des Affaires sociales, de la Santé publique et de l’Intérieur, afin de coordonner une réponse gouvernementale rapide et efficace.
Cette catastrophe relance également la question de la vulnérabilité structurelle de certaines zones du Sud-Kivu face aux aléas climatiques, dans un contexte de déforestation incontrôlée et d’urbanisation non planifiée. Plusieurs ONG locales appellent à renforcer les capacités d’alerte précoce et à réhabiliter les infrastructures de drainage, quasiment inexistantes dans la région.
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